« Ma Dylan,
Si tu lis cette lettre c'est qu'aujourd'hui, tu dois être âgée de 18 ans. Comme tu dois être une belle jeune fille.
Tu dois sûrement te poser pleins de questions. Je te comprends.
Mon nom est Suzanne Schäfer. Je suis ta mère biologique. Ton père s'appelle Adolph Schäfer.
Tout d'abord, tu dois savoir à quel point ca a été dur pour nous de te laisser à l'orphelinat, mais on ne pouvait pas faire autrement. Nous avions déjà une fille âgée de 5 ans et un petit garçon âgé de tout juste d'1 an. Il était impossible pour nous d'élever un troisième enfant. Nous avons du t'abandonner, à contrec½ur.
Si tu savais à quel point je m'en veux.
Si tu savais à quel point je voudrais que tu reste parmi nous.
Nous vivons en Allemagne, à Magdeburg. Oui, tu es d'origine allemande. Mais nous avons préféré te mettre dans un orphelinat français. On a toujours aimé ce pays.
Je ne t'écris pas cette lettre pour que tu pleure, non, ce n'est pas mon attention, je ne veux en aucun cas que des larmes sortent de tes yeux d'ange.
Ni pour que tu nous retrouve. Tu n'en a pas forcement envie.
Juste pour te dire que si nous t'avons laissé à l'orphelinat, c'est tout simplement car nous n'avions pas le choix.
Je ne vais pas aller plus loin. Je crois que je ne saurais plus quoi dire et surtout, que je n'en aurais pas la force.
Sache que nous t'aimons fort.
On aura toujours une pensée pour toi.
- Je t'aime -
Suzanne et Adolph
(Maman et Papa) »
Dylan relit la lettre. Encore et encore. Et dire que ces mots ont été écris par sa mère. Sa chair, son sang. Les larmes voudraient rouler. Dylan voudrait pleurer. Mais rien de coule. Elle ne sait plus pleurer.
Elle pose la lettre sur son lit et sort de sa chambre. Elle descend et prend sa veste.
Dylan -Je vais faire un tour.
Geena -A cette heure ci?
Dylan ne répond pas, elle est déjà partie. Il est 22h00. Elle marche, elle pense à ce « je t'aime» et à tout ces mots que sa mère lui a écris. Elle serre son médaillon et se met à courir vers un grand bâtiment. Elle prend les escaliers et monte les marches quatre à quatre. C'est la première fois qu'elle vient ici. Elle arrive essoufflée sur le toit et part s'asseoir sur le bord. Elle n'a pas peur. Elle ne peut pas avoir peur.
Elle a juste besoin d'être en hauteur. De monter plus haut, pour se rapprocher du ciel et s'éloigner d'en bas, de la pourriture du monde.
Elle se surprend à observer la ville, ou plutôt à l'admirer. Oui pour la première fois Dylan ouvre ses yeux sur Paris. Elle parcourt la ville du regard, mémorisant les moindres détails. Paris lui parait beau. Paris est beau. Ses rues désertes, ses routes absentes de voiture, illuminée de toutes ses lumière, la ville n'a jamais été aussi belle, elle brille de mille feu, elle brille se confondant avec les étoiles. Les yeux de la jeune fille s'humidifient, jusqu'à en laisser échapper une goutte d'eau. Dylan sourit, oui elle sourit, mais surtout, elle pleure.
#___#
Dylan rentre, abandonnant Paris et sa magie qui l'a conquit. Elle part se coucher, ne pensant plus à rien.
Quand Dylan se lève le lendemain matin, une idée bien précise se glisse dans sa tête. Elle sent de nouveaux sentiments en elle, ou plutôt des sentiments endormis qui se réveillent. C'est comme si en l'espace d'une nuit, des espoirs s'étaient immiscés dans son c½ur. Elle descend à la cuisine, par chance Geena et Oscar sont encore là, buvant leurs cafés avant d'aller travailler. Et c'est le c½ur léger, le c½ur revivant, qu'elle leur annonce :
Dylan -Je vais les retrouver.
------------------------------
J'espère que _____
ca vous plait._____
Je l'ai un peu baclé =S
Küss_________
Et merci________
<3__________-
------------------------------